On te raconte une réunion du collectif

Hier, j’ai donc passé un long moment avec les anciens du collectif SDF Alsace. Mon moral est à plat en ce moment, je vous l’avoue en m’excusant de cet étalage hors poésie.
Les anciens me font un bien fou.
Nous devions parler de l’impact de l’état d’urgence sur les sans-domicile, du rangement du garage, de la situation des jeunes à la rue avec une attention particulière sur les très jeunes filles, de l’ambiance générale et de projets secrets…  Bref, la routine.
La réunion s’est tenue sur le point de manche de Roger.
Il avait reçu assez d’argent pour manger et son tabac, c’est pourquoi il a accepté. Oui parce que la manche ne marche pas si il y a trop de monde.
L’état d’urgence va foutre le bazar dans des vies déjà compliquées. Il y a ceux qui n’ont plus de papiers d’identité, ceux qui sont obligés de trimballer toutes leurs affaires et bien sûr les sans-papiers… Il y a les abus à craindre. Ça va être compliqué c’est sûr.
A propos des jeunes. C’est compliqué aussi, on avait discuté avec un travailleur social plutôt ouvert d’esprit juste avant « il y a du personnel, les moyens sont là, les travailleurs sociaux sont motivés,…  » à l’écouter tout va bien. Bon d’accord mais les jeunes sont de plus en plus nombreux dehors et sans solution. Parfois un foyer est évoqué, parfois… Et ça ne les tente pas toujours. Parfois, les filles accepteraient, mais souvent elles ont un chien pour se protéger. Et là c’est bizarre car on leur demande d’abandonner leur compagnon alors qu’il existe deux lieux qui accueillent avec les animaux. Même le 115 semble oublier cette possibilité quand on téléphone. Bizarre je vous dis. En attendant les jeunes restent dehors alors que parfois des places restent innocupées. Bon, ça dépend des jours et de qui fait la maraude. Là aussi c’est bizarre. Il vous faut savoir, qu’il y a des places qui sont réservées pour que les maraudes dirigent du monde. Une maraude prévue un soir n’a pas eut lieu et les places sont restées désespérément vides. C’est moche. C’est surtout très con. Un autre soir la maraude n’a dirigé que trois personnes. Dimanche par contre c’était impeccable. Des fois ça marche et ça fait bizarre.
Les travailleurs sociaux sont en général d’accord pour dire que le CCAS ne fait pas ce qu’il faut… Mais ça fait des années que nous entendons ça…
Tiens, une chose qui fait mal en ce moment ; cinquante places sont prêtes à accueillir à Lyautey mais le préfet refuse de les ouvrir. Et comme personne ne fait pression pour que cesse cette aberration, tu as des frais, des salariés qui, eux aussi, attendent et des gens qui ont froid.
Bizarre je vous dis.
Les sans-domiciles trouvent que tout ça est mal géré, qu’il y a des dysfonctionnements qui se sont installés sans que personne ne soit capable de régler tout ça. Pour eux le boulot laisse parfois à désirer.

On avançait bien sur notre réunion quand deux jeunes sont arrivés. Deux mecs. Faut tout leur dire et répéter tout le temps. Moi, ils m’agacent. « ne hurle pas, parle normalement, tu es devant un magasin, respecte et pense que Roger peut perdre son point de manche. Pose pas ta bière n’importe où et va pisser ailleurs ». Tsss aucune éducation.
Nooon les trois dames de l’aumônerie de rue !!! Super, le plaisir de se retrouver, on bavarde de tout, de l’exposition de Grains de sable, de poésie, du froid, de l’hébergement, des Morts et des Vivants. On s’embrasse aussi. Elles repartent.
J’ai oublié de vous dire que des militaires passaient tout le temps. Ils viennent de Toulouse.
Pour le rangement du garage samedi, le Seb viendra aussi. Les anciens feront la manche, les jeunes cons feront la bouffe et nous du rangement. Comme ça, on ne perd rien comme on dit, chacun son rôle et tous contents ; même la solidarité s’organise. D’ailleurs « Ils » devraient nous payer car on bosse mieux qu’eux. Ouais, on rigole entre nous de tout ce bazar. On se moque gentiment.
Et là, je ne sais pas ce qui m’est arrivée, mais j’ai décidé de boire un coup avec eux. Non, pas de volvic citron mais une bière. Attention hein, pas la 8.6 pas chère, une adelscot.
Ils n’en revenaient pas.
A partir de là les sujets abordés sont secrets, je ne peux rien dire.
Voilà c’était une réunion du collectif.
Salut

Ha oui c’est vrai, on a un nouveau plan bouffe qui semble solide.
Et j’ai oublié de vous raconter ce qui est arrivé à tous ceux qui dormaient sous les ponts. Dimanche ou lundi, les vannes ont été ouvertes et les mecs se sont retrouvés dans trente centimètres d’eau en deux minutes. Ils sont partis en courant. C’est con, ils ont perdu toutes leurs affaires.

Salut pour de bon

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Demain, nous le construirons ensemble

Il y a beaucoup de gens à la rue, des hommes, des femmes et des enfants. Les températures sont maintenant très basses, il pleut. Tous ceux qui ont le pouvoir de changer cela s’en fichent complètement. S’occuper des pauvres ne rapporte pas de bulletins aux élections !
On voit parfois des projets qui se font, très médiatisés qui, une fois les journalistes partis, nous ramènent à ce qu’ils sont ; quelques places calquées sur ce modèle absolete qui laisse toujours autant de monde sur le carreau car il ne tient pas compte des changements de la société qui continue à fabriquer de la misère. Comme si les plus démunis étaient à enfermer dans le passé, a occulter encore et le petit projet lui était devenu l’avenir radieux. Les délaissés retournent à leur invisibilité, les politiques ont fait leur ba et les « consciences » peuvent passer à autre chose.
Aujourd’hui les attentats, les peurs qui poussent sur ce terreau de haine, emmènent les gens à parler de leur sécurité, de notre sécurité… La notre est-elle celle de tout le monde ?.
À Paris parmi les premières décisions prises, il y a eut la fin des distributions de repas. Elles sont rétablies en partie. En partie sans contrepartie… Pourquoi s’emmerder pour des pauvres ?.
A Strasbourg pendant que la majorité des gens était stimulée à s’inquiéter et à avoir peur des autres, de la circulation et du marché de Noël, quelques personnes se sont posées la question du devenir de centaines de personnes… Bien sûr, il y a les associations qui oeuvrent mais il était primordial de penser aux actions citoyennes qui se sont multipliées et répondent à de vrais besoins.
Tout pourra continuer ; c’est une bonne chose.
J’ai appris depuis toutes ces années que dès lors qu’un projet ou une action concerne les sans-domicile rien n’est acquis jamais.
Il suffit de voir ce qu’il se passe avec le marché de Noël. Les tonnes de réactions, les milliers d’avis d’experts n’ont pas empêché que soit enlevé au nom de « notre » sécurité la meilleure partie qui était prévue, le fameux off. Du partage, de la découverte, de la solidarité, des animations gratuites pour les enfants,…  Plus personne ne bronche et les marchands du temple sont satisfaits. Peluches made in china et vin chaud ont gagné. Ce qui a stimulé ce choix tient sûrement à quelques sombres calculs… Mais…
Je me réjouis dans tous ces bruits de participer à l’action hygiène et vestiaire. Je suis heureuse de l’implication qu’elle demande. Satisfaite par les rencontres et les échanges qu’elle a créé.
Je suis allégée, émerveillée par vous, par tous ces soutiens qui participent librement, avec ses envies, ses moyens, ses talents.
Demain c’est nous qui le construirons avec des actions citoyennes modestes mais justes et l’envie de faire ensemble. J’en suis convaincue.

Les migrants sont arrivés à Strasbourg

Enfin, des migrants arrivent tous les jours…
Pour le moment nous en avons repérés un bonne soixantaine et dans un total dénuement. Ils n’ont que les fringues qu’ils portent et ne connaissent pas la ville, les lieux où aller pour manger, faire les papiers.
Des gens les aident et nous faisons ce que nous pouvons.
On est loin des effets de communication et de blah blah.
Nous n’allons pas en dire plus… À suivre

Strasbourg, il fait froid et ça chauffe

Salut les gens.
Malgré les températures c’est un peu chaud à Strasbourg.
Vous êtes nombreux à nous demander ce qu’il se passe, pourquoi tant de monde partout.
Et bien les personnes étrangères qui ont demandé l’asile depuis deux ans viennent de recevoir la sentence: c’est un refus pour beaucoup. Rien de neuf dans le paysage de l’accueil contrairement à ce que racontent trop de gens. La France n’accueille pas.
Donc les voici qui passent de migrants avec peu de droits à déboutés sans droit.
Du coup, nous avons une affluence de familles perdues qui se retrouvent à faire la queue dans les associations débordées et aux distributions de repas,… 
Les tensions sont inévitables.
Plus d’attente, parfois des priorités de moins en moins acceptées, des conflits ramenés dans les bagages,…, et dans certains lieux non professionnels, une organisation qui va amplifier les problèmes au lieu de calmer ou de désamorcer.
Il y a des garanties de la part de la préfecture qui ne semble pas vouloir que des mômes et leurs parents errent dans les rues.
Nous espérons que ces familles seront rapidement mises à l’abri pour les quelques mois d’hiver ce qui laissera aux décideurs en tous genres le temps de prendre des décisions pour la suite. Car, nous le savons bien, après la fuite et des années ici, ces personnes resteront. Et c’est compréhensible.
Nous attendons pour eux une mise à l’abri qui soit complète avec les repas, le suivi par la CIMADE qui va recevoir des moyens supplémentaires, un vestiaire,… 
Bref, un accueil qui ressemble aux discours lyriques entendus ces derniers temps.
Sauf si quelqu’un a le culot de parler sans gêne des  »mauvais » migrants à opposer à des  »bons » migrants.
En attendant nous restons solidaires et tentons d’apaiser les estomacs et les esprits non sans inquiétudes pour tous les autres sans-abri.
L’hiver à Strasbourg s’annonce très rude.

Comment nous aider ? Voici la liste

LISTE DES PRODUITS ET OBJETS NÉCESSAIRES À UNE ACTION EN FAVEUR DES PERSONNES SANS-ABRI

• Produits d’hygiène
Shampoing, gel douche, savonnettes, coton tige, dentifrice, brosses à dents, crème à raser, rasoirs, coton tige, mouchoirs papier, tampons et serviettes hygiéniques, déodorant, lingettes,  … 
Maquillage, crème hydratante, …

• Vêtements, sous-vêtements, chaussettes, tee-shirt, pantalons, pulls, bonnets, gants, écharpes, vestes et manteaux …
Chaussures (genre basket ou baskets, nu-pieds, …)

• Alimentation
Jus de fruits, petites bouteilles d’eau, CAFÉ, thé, sucre, pain de mie, compotes, sardines, thon, conserves, sauces, plats cuisinés, soupes, lait en poudre et longue conservation, fromage, …

• Animaux : croquettes et boîtes pour chats et chiens

• Autres
Couverts (camping) : verres, assiettes, fourchette, cuillères, …
SACS À DOS,  tentes, bâches plastique, couvertures, couvertures de survie

Nous avons des demandes de téléphones portables …
et ce qui vous fait plaisir !

CONTACT
Sdf Alsace collectifsdfalsace@gmail.com
Monique Maitte 0633290642

Bonjour camarades Morts de la rue, bonjour les vivants

Monique Maitte
Collectif SDF Alsace

Bonjour camarades Morts de la rue, bonjour à vous les vivants.
Camarades vous voici entre la terre et le ciel réunis pour vous accueillir dans le silence, sur lequel je viens poser mes mots, moi la survivante, venue vous raconter à tous mon échappée belle.
Huit ans, à chercher le coin tranquille où se poser, un coin oublié de la ville et de tous ses bipèdes. Un coin où se tenir à l’écart de la violence, de toutes les
maltraitantes humaines et administratives.
Un endroit à l’écart de toutes les litanies, des regards humiliants, de tous les interdits
et ce n’était jamais dans les hébergements d’urgence.

J’acceptai parfois une nuit au chaud, une mise à l’abri sans suite ni raison. De la mise à l’abri dans des lieux infâmes où la violence nous suivait.
Huit ans à survivre la peur au ventre, la peur rentrée. Il ne fallait pas se plaindre « car c’était mieux que rien » comme ils disent
et parce que la menace de la liste noire était réelle et lourde de conséquences… Enfin je le croyais.

Je suis passée par une multitudes d’associations et rencontré beaucoup de travailleurs sociaux, l’essentiel que j’ai obtenu d’eux se résume en un mot : NON.
NON il n’y a pas de place ;
NON je ne peux vous donner de ticket pour la douche ;
NON vous ne pouvez pas choisir…
Avec parfois quelques subtilités…
Il y a plus malheureux que vous ;
J’ai d’autres dossiers à traiter ;
Et, après tout, vous n’avez que ça à faire !
L’absurdité aussi.
Si vous étiez alcoolique ou malade, j’aurai de quoi appuyer votre démarche.
Merde. Merde alors, j’étais trop bien pour eux et surtout, pas assez souple.
Mais moi, moi je n’ai jamais eu l’art de la marche tout droit, surtout face à l’absurdité,
à la surdité de ce monde.

Et la rue ? La rue ne serait-elle pas plus souple, plus facile à dompter ?.
Sa violence
n’était-elle pas plus franche ?.
Chaque jour n’était qu’une galère à passer et je réalisai que le seul choix que l’on me laissait, sans le dire, était d’en choisir le cadre.
Entrer dans le jeu épuisant des dispositifs, des décrets, des règlements pour obtenir de passer lentement à ce qui me semblait être, un autre enfermement.
OU
Entrer vraiment dans la rue, s’y fondre, faire son trou…
J’avais pour fidèle compagne, la poésie. Avec elle toutes les rues de Strasbourg
m’appartenaient.
Strasbourg était mon lieu, toute entière.
J’habitai enfin.
Des ponts, j’habitai des zones d’ombres puis, j’habitai le squat, la
réquisition.
Avec des copains nous avons trouvé une baraque abandonnée comme nous, nous
l’avons retapée, beaucoup travaillé et y avons créé notre famille.
Tous très différents mais allant dans le même sens, simplement.
Tous porté par le même espoir « demain », être là demain,
être tout simplement.
Être, toxicomane, alcoolique, jeune, vieux, homme, femme, d’ici ou d’ailleurs ; rien
de cela, aucune étiquette n’avait d’intérêt pour nous.
Nous étions une famille recomposée, une famille magnifique.

On m’avait collé une étiquette « femme victime » de laquelle on déduisait des
comportements, on parlait à ma place, on pensait pour moi un mieux qui ne me
convenait pas du tout.
Et, j’étais là, dans ce squat, enfin libre. .
À partir de là nous pouvions enfin, redevenir visibles et voir.
Tout s’est enchainé, nous avons créé un blog, envahi les réseaux sociaux, prit un
nom ; Collectif SDF Alsace, depuis un peu plus de 8 ans maintenant.
Nous voulions nous faire entendre et montrer au monde que nous pouvions penser
par nous-mêmes, que nous étions porteurs d’idées nouvelles…
Nous voulions participer aux réunions, participer aux projets qui nous concernaient.
Il s’agissait de nos vies et nous voulions agir.
être acteur comme ils disent
Ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça.
Le rejet est installé dans toutes les administrations, toutes les associations, tous les esprits. Le rejet de nous va au-delà, il est immense, il vient de toute la société.
sans doute est-il en nous aussi
C’est dans cette famille, dans la solidarité qui en est le moteur, sans faille, sans reculade que je me suis retrouvée, puis reconstruite. Sans oublier les rencontres
faites dans la rue, les semeurs de graines.
Aujourd’hui, c’est de là, que j’ai acquis mon petit appartement, trop cher, mon
emploi, mal payé.
Mais JE est vraiment là,
JE est de retour parmi les vivants.
L’espoir semblait fragile. Mais il n’y a pas plus fou mes amis, pas plus sensationnel à vivre que ce mot, très simple ; demain.
Demain… c’est bien.

Plan infernal (hivernal) 2015 /2016 le crime organisé

Étiquettes

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Encore et toujours de la mise à l’abri pour quelques mois et sous des conditions de températures criminelles.

Le dispositif s’articule autour de trois axes :
🔼la veille saisonnière du 30 octobre 2015 au 31 mars 2016,
🔼l’activation de niveaux de vigilance météo selon les vagues de froid,
🔼avec le niveau « grand froid » de niveau orange (températures minimales ressenties entre -10 et -18° sur plusieurs jours) ou rouge (températures minimales ressenties inférieures à -18° sur plusieurs jours)

On peut s’interroger sur le rôle humanitaire de certaines associations nouvelles venues sur ce marché de plusieurs millions et qui ont tiré les prix vers le bas.
Les réfugiés subissent un harcèlement quotidien plein de violence avec la complicité passive de ces ong.
Il est clair que tout est prévu à minima comme d’habitude. Les capacités ne seront pas augmentées alors que le nombre de sans-abri et de mal-logés explose.
De plus dans ces conditions:
Plus de travail social possible
Plus de démarches administratives
Des locaux trop souvent proches de l’insalubrité.
Nous devons organiser une résistance sans parti, sans syndicat, sans faille

La colère silencieuse ne durera pas

Le peuple veut
Le peuple ne veut pas
Allez vous faire voir !

Le peuple ne se reconnaît pas dans les berceuses et les menaces des politiques…
Le peuple est en colère mais qui va parler des raisons de la colère ?
Ça explose par ci, par là, sous des formes tellement différentes qu’il est facile à ces politiques de continuer à fermer les yeux sur un pays saccagé et à s’attaquer à des minorités en rebondissant sur des faits divers choisis. Tous attisent la haine.
🔼Qui pour évoquer ce père de famille qui tue ses trois enfants et son épouse puis se suicide pour un problème de sur-endettement ?.
🔼Qui pour évoquer ce monsieur de 75 ans qui retourne au travail pour payer son loyer et décède après trois jours ?
🔼Qui pour stopper l’expulsion d’une mère et de ses neufs enfants ?

Qui pour avouer En France il y a… 
🔽Des gens qui ne s’en sortent plus, qui jonglent à 5 euros près
🔽Des gens qui ne se soignent plus faute de moyens
🔽Des enfants qui ont faim et que l’on prive de cantine
🔽Des Sans-abri qui se multiplient
🔽Des travailleurs pauvres qui dorment dans leur voiture ou à la rue
🔽Des familles expulsées de leur logement pour des dettes dérisoires
🔽Des suicides en entreprises
🔽Des jeunes sans avenir
🔽Des vieux abandonnés
🔽Des morts de la misère
⏩ et des riches de plus en plus riches et jamais rassasiés

Il nous manque encore le ciment de nos colères mais ça vient, ça monte.

Pour les sdf c’est pourtant simple

Et bien oui. Strasbourg la capitale de l’humanisme et quelques villes voisines vont accueillir des réfugiés et les commentaires sur « nos SDF » ne diminuent pas, les commentaires racistes non plus d’ailleurs.
Pour les SDF d’ici et d’ailleurs, c’est pourtant simple bon sang !
On fait comme les autres années
.
On attend le plan hivernal pour mettre à l’abri ceux qui rentrent dans les critères du moment car, c’est bien connu avec la pénurie de places et de logements, il faut bien sélectionner l’heureux gagnant à la loterie du 115. 
Alors pour aider un peu: pas les Roms qui sont démodés, pas les personnes avec des addictions, les maladies graves ne sont pas préconisées, ceux qui ont des animaux… C’est tout de suite plus clair ?.
Par rapport aux températures déjà très basses voici ce que vous pouvez répondre: Météo France n’a pas anticipé ces baisses, c’est une compétence de l’état et attention à l’appel d’air.
M.Maitte

Petits-déjeuners pour travailleurs pauvres

Une expérience pour voir.
Ils sont de plus en plus nombreux à travailler alors qu’ils dorment dans leur voiture ou sous tente.
Grâce aux dons de paquets de pain, de café, de lait, confiture,… À cinq nous avons donné rdv à des personnes qui travaillent mais sont sans logement, pas même un hébergement et resteront dans cette situation un long moment malgré l’acharnement des travailleurs sociaux. 
Nous avons signalé aux services de la ville certaines incohérences dans l’aide apportée aux publics sans-abri mais, comme toujours à Strasbourg, pour rien.
Six sur les dix repérés sont venus.
Tous ont des contrats précaires dans des entreprises et chantiers d’insertion… Oui, vous avez bien lu, insertion. Mais sans les autres associations leurs situations seraient pires.