Étiquettes

, , , , , ,

Défendre les personnes sans-abri sans distinction de nationalité ou autre exige de refuser les ITW de certains médias qui cherchent à alimenter un « débat » largement faussé. 
Après que la mise en concurrence des publics précaires ait servi d’alibi pour tout et n’importe quoi, nous voici face à la non-concurrence qui ne doit pas se faire. Nous passons du chaud au froid, sans jamais toucher l’essentiel, à savoir « pourquoi sommes nous toujours à la rue et toujours plus nombreux ».

L’équilibre est fragile pour les associations et le gouvernement dès lors que l’on se satisfait de mots et de discours, de contre-vérités. Tout ne peut être dit ou plutôt avoué.

Les actualités de ces dernières années, qui pourrait sans difficulté se retrouver, ne parlent que d’hébergements saturés, du manque de logements abordables pour les nouveaux pauvres, de l’augmentation de la précarité (et non la baisse), des expulsions locatives en augmentation…
Plus difficile à trouver car plus rare, l’information évoque aussi, les publics prioritaires, le « choix » exigé pour héberger, le turn-over, les plans hivernaux et la gestion aux températures. 
Vous comprendrez que les associations aient des difficultés à en parler ? Ça touche à leurs pratiques. Ça ramène à la gestion financière de la misère, aux appels d’offres et aux coûts, …
Peut-on imaginer la concurrence entre les associations ?. Vous devriez.

Parfois une opération de petite envergure vient égayer cette triste situation. Mais les personnes de terrain, sans-abri, travailleurs sociaux, bénévoles, actions citoyennes ne peuvent autant se réjouir de ces gouttes dans un océan de misère. 

La mise en concurrence ne doit pas exister ?
Dites le au gouvernement qui la pratique comme ses prédécesseurs et qui a instauré ce climat puant, cette domination du fric en saupoudrage qui étouffe toute humanité et a fait de la solidarité un business.

Publicités